Communiqué de presse

Première européenne : Le Gouvernement fédéral décide d’un système de soutien aux opérateurs de train de nuit

Sur proposition du ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet, le Conseil des ministres a approuvé ce jeudi 10 novembre un avant-projet de loi visant à soutenir le développement des trains de nuit au départ de Belgique ou à l’arrivée dans notre pays. Cette première européenne a pour objectif d’attirer à Bruxelles de nouveaux opérateurs et donc d’offrir à nos compatriotes de nouvelles destinations accessibles en train de nuit. Mais aussi aux Européennes et Européens de nouvelles possibilités de visiter notre beau pays, par un moyen de déplacement respectueux de l’environnement et du climat.

 
Georges Gilkinet : « Le succès du Nightjet, le train de nuit entre Bruxelles et Vienne, montre tout le potentiel de ce moyen de déplacement entre capitales européennes. C’est une des raisons qui m’a poussé à proposer cette loi, qui est une première européenne. Par là, le Gouvernement fédéral souhaite que la Belgique joue un rôle moteur dans la volonté européenne de développer des liaisons ferroviaires internationales plus nombreuses et plus rapides entre les grandes villes d’Europe, avec l’ambition particulière de faire de Bruxelles un véritable pôle ferroviaire international Malgré l’engouement des voyageurs, l’offre internationale se développe encore trop lentement pour l’instant. Il était donc essentiel d’offrir ce soutien concret à tous les opérateurs européens actuels et futurs, pour les encourager à développer l’offre de trains de nuit et apporter une alternative solide au transport aérien. ».
 
La demande pour davantage de trains de nuit est élevée. Le train de nuit Bruxelles-Vienne circule actuellement trois fois par semaine et est le plus souvent complet. En moyenne, plus de 60% des Belges sont prêts à voyager en train à grande vitesse ou en train de nuit plutôt qu’en avion afin de réduire leur empreinte écologique (source : enquête SPF Mobilité, juin 2022). Des pétitions ont été lancées dans plusieurs pays européens, chacune ayant donné lieu à des milliers de signatures. La Commission européenne a également confirmé dans son Green Deal qu’elle souhaitait rendre le transport ferroviaire et les trains de nuit plus attractifs.
 
Mais l’équilibre économique est une difficulté majeure. Un train de nuit circule une fois par jour, là où un train classique peut faire plusieurs rotations quotidiennes et donc être mieux rentabilisé. Sans parler des difficultés ponctuelles liées à la guerre en Ukraine, il y a actuellement trop peu de matériel disponible, les opérateurs ont besoin de perspectives de long terme pour lancer des projets et la billettique internationale a des marges de progrès. L’objectif de ce cadre légal et de ce coup de pouce est d’aider les opérateurs à surmonter ces obstacles : abaisser leurs charges permettra donc de faciliter l’activité et aidera de nouveaux opérateurs à se lancer.
 
Concrètement, suite à cette nouvelle loi, c’est l’Etat fédéral qui prendra en charge la redevance d'utilisation de l'infrastructure ferroviaire ainsi que les coûts de l’énergie de traction pour les exploitants.
 
« De la sorte, nous encourageons les opérateurs à développer leur activité depuis et vers notre pays, à la fois en augmentant le nombre de liaisons sur les connexions existantes, comme Vienne, et en soutenant de nouveaux opérateurs qui souhaitent se lancer à court ou moyen terme. Un intérêt a déjà été exprimé pour relier la Suède (Malmoë) ou la Tchéquie (Prague) à Bruxelles. D'autres opérateurs envisage des trains de nuit vers le sud en été ou vers la montagne en hiver. Je veux leur donner le signal qu’ils sont les bienvenus en Belgique. Et si cette premières européenne est concluante, on peut espérer que d’autres états nous suivent, donnant ainsi un cadre encore plus favorable au train de nuit et à des tarifs encore plus attractifs pour les voyageurs. Je suis très fier que la Belgique joue ce rôle de pionnier en tout cas », conclut le Ministre de la Mobilité.