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408 accidents répertoriés en 2020 avec des trottinettes électriques. Georges Gilkinet : « La micro-mobilité est une nouvelle liberté à apprivoiser »

408 accidents répertoriés en 2020 avec des trottinettes électriques

408 accidents répertoriés en 2020 avec des trottinettes électriques

Georges Gilkinet : « La micro-mobilité est une nouvelle liberté à apprivoiser et sécuriser  »

 

Trottinettes électriques, monoroues, hoverboards, Segways… l’innovation et la créativité ont libéré et facilité ces dernières années les déplacements pour les usagers actifs, surtout dans les grandes villes du pays. Partagée ou personnelle, la micro-mobilité est une solution parmi d’autres pour augmenter la liberté de déplacement, fluidifier le trafic et diminuer la pollution de l’air.

Le Vice-premier ministre et ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet, soutient pleinement ces nouveaux mode de transportyens de déplacement. Mais cette nouvelle liberté doit encore être apprivoisée et se déployer en toute sécuriséesécurité. Il encourage dès lors les autorités communales et régionales à sécuriser adapter encore davantage les infrastructures publiques à ces nouveaux modes de déplacement et à sensibiliser tous les usagers au respect du Code de la Route par et pour tou.te.s.

 

Georges Gilkinet : « Pour une des villes +agréables et un air +respirable, je suis très enthousiaste face au souhaite encourager le développement de ces nouveaux modes de transport, surtout urbain, que sont les trottinettes électriques, monoroues, hoverboards ou encore Segways. Mais nous devons encore nous y habituer et adapter nos comportements pour éviter trop d’accidents. C’est pour cela que je soutiens les actions de sensibilisation à la sécurité de ces usagers ainsi que le développement d’infrastructures adaptées pour une route +partagée et +sécurisée. »   

 

Un constat : 408 accidents de trottinette répertoriés en 2020

Selon les premiers chiffres  derépertoriés par la police en 2020, 408 accidents impliquant un utilisateur de trottinette électrique ont été recensés en 2020au cours de l'année passée. Avec souvent pour conséquence des traumatismes crâniens ou des fractures de la mâchoires.

Depuis fin 2019, il est en effet désormais possible pour les policiers, constatant un accident, d'indiquer dans leur formulaire d’enregistrement qu'un utilisateur de trottinette électrique y a été impliqué. Ce qui nous permet aujourd’hui de disposer des premiers chiffres en la matière :

 

 

             2020

Jan.       21

Feb.      19

Mrt.      8

Apr.      13

Mei.      21

Jun.       48

Jul.        52

Aug.      67

Sept.     56

Okt.      40

Nov.      34

Dec.      29

Total     408

 

Toutefois, il s'agit probablement d'une sous-estimation de la réalité car un usager qui chute n'appelle pas toujours la police, ce qui ne laisse alors pas de trace de l'accident. Or, bon nombre d'accidents impliquant un utilisateur de trottinette électrique sont unilatéraux, c’est-à-dire qu'ils n'impliquent que l'usager en question.

 

Des législations européennes disparates

Le Forum des instituts de recherche européens sur la sécurité routière (FERSI) a répertorié le statut juridique de la trottinette électrique au sein des États membres. Le tableau ci-dessous résume les principaux résultats et les mesures juridiques prises par les Etats. Le vert signifie que la règle s'applique et le rouge qu'elle ne s'applique pas. La couleur orange indique une ambiguïté par rapport aux règles.

Ce tableau montre que la Belgique, en fonction de l'état actuel de sa législation, est relativement accueillante vis-à-vis de ce nouveau type de mode de transport.

 

Aperçu de la législation sur les trottinettes électrique en Europe

 

Sensibiliser aux règles existantes

Pour garantir la sécurité de tous les usager.ère.s de la route, il faut d’abord rappeler les règles existantes. Il est par exemple interdit pour les trottinettes de circuler sur le trottoir. Notre Code de la Route l’interdit déjà, excepté si elles roulent à l’allure du pas (+/- 5km/h). Certain.e.s semblent malheureusement l’oublier.

Vu les traumatismes crâniens et les fractures de la mâchoire souvent constatées, le port du casque peut assurer une plus grande sécurité et est dès lors à recommander, notamment pour les publics les plus fragiles. Cependant, il est difficile de rendre le casque obligatoire sans nuire à l’utilisation spontanée des trottinettes électriques, notamment dans le cadre des véhicules partagés.

Mais c'est surtout par une sensibilisation aux règles existantes du Code de la Route, à sa propre sécurité et à celle des autres, s’avère dès lors essentielle pour que nous puissions contribuer à une adapter adaptation de nos comportements des usagers de la route à cette nouvelle liberté.

Georges Gilkinet : « La sécurité sur la route concerne tout le monde, tant les personnes qui utilisent ces nouveaux moyens de déplacement, qui doivent respecter les règles, que les autres usagers qui doivent s'adapter à cette nouvelle présence sur les routes et faire en sorte de ne pas mettre en danger les usagers actifs. Et les gestionnaires d'infrastructure ont aussi leur rôle à jouer, en créant des voies réservées à ces usagers, ainsi que des espaces de parking »   

 

Adapter les infrastructures pour une route +mieux partagée

Dans le récent baromètre de la mobilité publié par l’Institut Vias, au-delà de celles et ceux qui les utilisent déjà, 16% des personnes interviewés déclarent vouloir essayer les trottinettes électriques. Elles sont donc une partie de l'avenir de notre mobilité.

Cet engouement nécessite bien évidemment une adaptation des infrastructures par les régions et communes pour une route +partagée. En effet, une infrastructure sûre et développée pour la micro-mobilité a un effet positif sur la sécurité de tous les usager.ère.s de la route. Il faut donc que les utilisatrices et utilisateurs de trottinettes électriques puissent disposer d’infrastructures correctes pour se déplacer, mais aussi pour ranger leur engin, sans mettre d'autres usagers en difficulté ou en danger. 

Georges Gilkinet : « La prise en compte de ces nouveaux modes de déplacement, l'organisation de la cohabitation entre usagers, le tout en toute sécurité, sont autant d'enjeux d'avenir passionnants. Nous profiterons des prochains Etats Généraux de la Sécurité Routière à l'automne prochain pour les aborder et pour faire évoluer notre mobilité vers encore davantage de liberté! »